BIBLIOGRAPHIE
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EXERCICE PHYSIQUE: Juste 15 minutes par jour pour 3 ans de vie en plus et 10% de cancer en moins |
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16 August 2011doi:10.1016/S0140-6736(11)60749-6 “Minimum amount of physical activity for reduced mortality and extended life expectancy: a prospective cohort study”
Un seul quart d’heure d’exercice physique quotidien diminuera votre risque de décès de 14% et augmentera votre espérance de vie de 3 ans. Cette étude des Instituts de recherche de Taïwan et du China Medical University Hospital, publiée le 16 août dans l’édition en ligne du Lancet, montre que, pratiquées par chacun d'entre nous, ces seules 15 minutes d'activité physique par jour suffiraient à réduire considérablement le fardeau des maladies non transmissibles. Un temps d’activité physique bien moindre que celui habituellement recommandé.
Les auteurs chinois ont évalué les bienfaits de toute une série de temps de pratique physique sur une population de 416.175 Taïwanais (199.265 hommes and 216.910 femmes) participant à un programme de dépistage médical entre 1996 et 2008, avec un suivi moyen sur 8 ans. Sur la base de temps d'exercice autodéclaré chaque semaine, les participants ont été classés en 5 niveaux d'exercice: inactif ou faible, moyen, élevé ou très élevé. Les auteurs ont calculé des hasard ratios (HR) pour les risques de mortalité pour chaque groupe par rapport au groupe inactif et l'espérance de vie.Par rapport aux individus “inactifs” :
Les participants à activité faible, qui ont déclaré une moyenne de 92 mn d’exercice physique par semaine, soit environ 15 min par jour, ont un risque réduit de 14% de décès toutes causes confondues :
- une réduction de 10% du risque de décès par cancer,
- une espérance de vie en moyenne de 3 ans plus longue.
Chaque supplément de 15 mn d'exercice par jour au delà du montant minimum de 15 minutes par jour réduit davantage :
la mortalité toutes causes confondues (IC: 95% de 2,5 à 7,0)
et de 1% le risque de décès par cancer (IC: 95% de 0,3 à 4,5).Ces bénéfices sont identifiés sur tous les groupes d'âge des deux sexes, et sur les participants présentant des risques cardiovasculaires.
Les inactifs ont un risque de décès accru de 17% par rapport aux individus à faible activité.
Les auteurs commentent: «Si toutes les personnes inactives s'engageaient dans un faible volume d'exercice quotidien, 1 décès sur 6 pourrait être évité et l’espérance de vie augmentée. Si le minimum d'exercice quotidien que nous suggérons était respecté, la mortalité par maladies cardiaques, le diabète et le cancer pourraient être réduits. Ce faible volume d'activité physique en plus pourrait jouer un rôle central dans la lutte mondiale contre les maladies non transmissibles, sur la réduction des coûts médicaux et les disparités de santé."
Savoir qu’aussi peu que 15 minutes par jour d'exercice, pratiqué la plupart des jours de la semaine, peut réduire si sensiblement le risque individuel de décès pourrait encourager beaucoup plus de monde à intégrer une petite quantité d'activité physique dans sa vie quotidienne.
Actualité En Grande-Bretagne, on ne badine plus avec l'EXERCICE PHYSIQUE
http://www.santelog.com/modules/connaissances/actualite-sante-en-grandebretagne-on-ne-badine-plus-avec-lexercice-physique_5920.htm
publiée le 11-07-2011 NHSMême les petits enfants de moins de 5 ans sont concernés. C’est l’une des nouveautés de ces nouvelles directives de fond sur la quantité et la qualité de l'exercice physique à pratiquer, pour rester en bonne santé, pour les adultes comme pour les enfants, publiées par le National Health Institute britannique. Des directives, beaucoup plus en ligne avec celles des Etats-Unis, qui incluent également l’entretien musculaire et osseux, avec l'haltérophilie et le yoga par exemple, et dont les lignes directrices sont applicables en France!
Ces nouvelles lignes directrices, publiées par le médecin-chef du NHS, vont beaucoup plus loin que les précédentes, devraient être lues et suivies par tous les adultes en Angleterre. Elles ont été basées sur un examen exhaustif des dernières données scientifiques sur l’activité physique et la santé.L'intensité à laquelle nous pratiquons l’exercice physique “est la clé”:
Se promener ou faire son ménage aura peu d'impact positif sur la santé de la plupart des gens. Même l’aérobie pour être bénéfique, doit augmenter le rythme cardiaque et “vous faire transpirer”.
La durée : plus vous pratiquez, mieux c'est. Chacun doit faire un minimum de 150 minutes ( 5 fois 30' p.ex.)d’exercice d’intensité au moins modérée par semaine et c'est vraiment le minimum pour obtenir un bénéfice pour la santé. “Si vous pouvez aller au delà de 150 minutes, ce sera encore meilleur pour votre santé”.
Plus la sédentarité est prolongée, moins c’est bon pour la santé: Le temps passé assis à regarder la télévision, à utiliser un ordinateur, lire ou écouter de la musique est mauvais pour la santé, même pour ceux qui effectuent 150 minutes d'exercice par semaine.
La quantité d'exercice dépend de l’âge. Le NHS propose donc un programme type pour chaque catégorie, les adultes (19-64 ans), les personnes âgées (65 ans et plus), les jeunes (5-18 ans) et même la petite enfance (moins de cinq ans)!
Pour les adultes? Pour rester en bonne santé, les adultes âgés de 19 à 64 devraient tenter d'être actif tous les jours et devrait faire au moins 150 minutes d’activité physique d'intensité modérée .Seule une minorité de personnes – du moins au Royaume-Uni pratique assez d'exercice: Sur la base des précédentes directives basées sur la pratique de 30 minutes d’activité par semaine, seules 40% des hommes et 28% des femmes en Angleterre “sont dans les clous”.
Environ deux tiers des adultes passent plus de deux heures par jour à regarder la télévision et l'ordinateur, et une proportion importante des adultes déclarent passer entre trois à quatre heures assis durant leur temps de loisirs Chez les enfants, le constat est aussi dramatique, seuls 32% des garçons âgés de 2-15 ans et 24% des filles pratiquent suffisamment d’exercice physique.
http://www.nhs.uk/LiveWell/Fitness/Pages/Fitnesshome.aspx
Santé CARDIAQUE: L’activité quotidienne ne remplace pas l’exercice physique!
Actualité publiée le 09-07-2011
Medicine & Science in Sports & Exercise
Ceux d’entre vous “qui auraient la bougeotte” auraient aussi plus de chances d’être en forme. Cette étude menée par des chercheurs de l'Université Queen (Canada), financée par les Instituts canadiens de recherche en santé et publiée dans la revue Medicine & Science in Sports & Exercise nous explique que le niveau d'activité quotidienne ou activité physique accessoire, indépendamment de la pratique d’un sport, influe sur la condition physique mais ne remplace pas la pratique d’un exercice physique.
Plus sérieusement, cette étude a examiné l'association entre la capacité cardiorespiratoire (cardiorespiratory fitness-CRF) et la quantité d'activité physique liée à l'activité quotidienne – et non à l'exercice physique- sur une population de personnes âgées de 35 à 65 ans souffrant d’obésité abdominale. Ces participants ont été invités à porter un dispositif appelé accéléromètre, qui détecte et enregistre l'activité physique à chaque minute et à effectuer des test sur tapis roulant, avec mesure de leur consommation d’oxygène, afin de mesurer leur CRF.
La mesure de la capacité cardiorespiratoire est prédictive du risque de maladie cardiaque, d'AVC ou de décès toutes causes confondues. Les directives actuelles suggèrent que certains niveaux d'activité physique modérée mais suffisante pour provoquer un essoufflement léger, sont nécessaires au maintien d’une bonne santé. En fait, les chercheurs ont cherché à savoir si d'autres types d'activité, d’intensité inférieure, ont un impact sur la santé cardiorespiratoire.
Les chercheurs concluent que l’activité physique accessoire (incidental physical activity-IPA), liée aux activités quotidiennes, est également associée à des améliorations dans la CRF, même si les effets identifiés restent relativement modérés. Cependant, ils précisent que ces résultats ne sont pas suffisants pour modifier les directives actuelles sur les niveaux d'activité recommandés et qu’il ne suffit pas “de gigoter” toute la journée pour rester en forme.
L’ activité physique accessoire (IPA) inclut des actions comme la marche à un rythme normal ou encore soulever des objets dans le cadre de leur routine quotidienne ou monter des escaliers.
Les chercheurs constatent que:
Les femmes ont en moyenne, une capacité cardiorespiratoire inférieure mais pratiquent moins d’activité physique accessoire que les hommes,
Les hommes et les femmes sont engagés dans une moyenne de 5 heures quotidiennes d’activité physique accessoire
Quelles que soient sa durée quotidienne et son intensité, aucune activité physique accessoire ne peut remplacer la pratique d’une activité physique au sens des lignes directrices en Santé publique. En tous cas, cela n’a jamais pu être constaté chez aucun participant de l’étude.
Les participants se situent dans une “fourchette” de CRF de faible à bonne (Femmes: 26 à 35 ml / kg / min- Hommes: 20 à 31 ml / kg / min).
Une minute supplémentaire d'activité physique modérée par jour est associée à une augmentation en moyenne de 1,36 de la CRF (ml / kg de poids corporel / minute).Les personnes ayant les plus hauts niveaux d’activité physique modérée ont des CRF significativement plus élevées.
Les chercheurs concluent bien à l'association entre activité quotidienne et capacité cardiorespiratoire. Si les activités de routine sont donc bénéfiques pour la santé, un seuil d'activité doit néanmoins être atteint avant de pouvoir
La Copenhagen City Heart Study.
l ’intensité de la pratique du cyclisme est plus importante que la durée de l’effort
Source : Quotidien du Médecin du 23-9-2011 rapporteur Dr Gérard BOZET.
Communication Peter Schnohr in Andersen LB et coll. Arch. Intern 2000 ;160 ;1621-8La Communication de Peter Schnohr (CHU de Bispebjerg, Copenhague) concerne la pratique du vélo,en loisirs ou comme mode de transport au travail .
L’intensité relative et la durée du cyclisme ont été enregistrées chez 5106 hommes et femmes apparemment en bonne santé, ages de 21 à90 ans issus de la population générale de Copenhague.La durée du suivi a été de 18 ans en moyenne, pendant lesquels 1172 décès ont été enregistrés dont 146 étaient dûs à une maladie coronaire .
Une analyse multivariée a été réalisée afin de s’affranchir de facteurs confondants que sont le diabète,la pression artérielle, la valeur du HDL,le tabagisme.
Si les recommandations habituelles pour un adulte, sont de 30 minutes d’activité modérée, l’intensité,la durée et la fréquence de l’exercice restent à préciser.De cette étude il résulte qu’un effort intense est nécessaire pour influer sur le risque de mortalité générale et coronaire.
Ainsi, chez les hommes un effort intense s’associe à une prolongation de survie de 5,3 années alors que des efforts modérés n’ entraînent une survie que de 2,9 années.
Chez les femmes le bénéfice est moins important, respectivement 3,9 et 2,2 années de survie.
En revanche, aucune association de ce type n’a été mise en evidence avec la duréé de l’effort.
Les arbitres de la Coupe du Monde examinés sous toutes les coutures !
JIM Publié le 27/12/2011 http://www.jim.fr/medecin/11_med_gen/e-docs/00/01/F7/64/document_actu_med.phtmlA l'heure où se profile le Championnat d'Europe des Nations de football, les résultats des examens subis par les arbitres de la récente Coupe du Monde viennent d'être publiés. Et ils ne manquent pas d'intérêt !
Agés en moyenne de 39,7 ans pour un IMC moyen de 24,7 (ce qui n'est pas, dans l'absolu, un signe d'excellente santé), les 90 arbitres (dont 60 juges de ligne) ont suivi un programme rigoureux de mise au point cardiaque (ECG et ECG d'effort, échographie transthoracique), orthopédique (clinique et radiographique) et général.
Ce sont ici les conclusions cardiaques et orthopédiques qui ont été rapportées par Mario Bizzini et l'équipe du FIFA Medical Assessment and Research Center (F-MARC) de Zürich.
Sur le plan cardiaque, une anomalie ECG a été mise en évidence chez 35,6 % des arbitres, avec notamment, 4,4 % de syndrome de Brugada ou apparenté, 5,6 % d'hypertrophies ventriculaires gauches avec dysfonction diastolique, 4,4 % de dépression > 2mm du segment ST à l'effort. Tous ces arbitres ont subi des examens complémentaires (et notamment une IRM cardiaque et des tests électrophysiologiques) qui ont conclu à l'absence de contre-indication de la pratique d'une activité sportive d'intensité moyenne à moyennement élevée. Deux arbitres avaient un souffle valvulaire, témoin d'une insuffisance mitrale non critique. La condition physique de tous les arbitres était par ailleurs excellente avec une très bonne capacité à l'effort pour une charge moyenne de 4,11 W/kg et l'absence d'arythmie à l'effort.
Sur le plan général, un arbitre était diabétique de type 1 et un autre hypertendu, tous deux bien contrôlés avec les traitements traditionnels. Enfin, sur le plan orthopédique, 98,3 % (!) présentaient une anomalie, essentiellement au niveau du genou (tiroir antérieur chez 42,2 %) ou de la cheville (35,6 % avec cheville instable) au repos, 35,6 % présentant un varus en excès dans la position semi-fléchie. Concernant le genou, la pathologie était unilatérale chez 55,6 %.
Enfin, si un quart environ (27,8 %) des arbitres présentaient un défaut de flexion au niveau de la hanche, il était plus préoccupant de constater chez 6,7 % d'entre eux une sensibilité exquise à la palpation du tendon d'Achille, témoin d'un surentraînement. Ces arbitres ont été pris en charge de manière spécifique.
Outre le fait qu'il s'agisse de la première étude effectuée chez des arbitres de niveau moyen à moyennement élevé, cette étude de la FIFA offre une bonne image de la santé cardiaque et orthopédique d’athlètes d'âge moyen n'ayant pas eu à subir de lésions importantes au cours de leur carrière (5,5 % ont été opérés d'une hernie inguinale et 2,2 % d'une méniscectomie).
Dr Dominique-Jean Bouilliez
Bizzini M et coll. : Precompetition medical assessment of referees and assistant referees selected for the 2010 FIFA World Cup. Br J Sports Med 2011. Publicaiton en ligne le 5 décembre 2011.